TRISKEL UTOPIA

Le BDSM

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Le BDSM est un acronyme faisant référence aux pratiques de bondage-discipline, de domination-soumission, de sado-masochisme qui font partie des pratiques sexuelles non conventionnelles.

 

Celles-ci consistent à utiliser, dans le cadre d’une relation consentante entre un(e) dominant(e) et un(e) soumis(e), la Domination, l’Humiliation, la contrainte ou la Douleur dans la recherche de plaisirs.

Le SADISME, vient du nom du philosophe des Lumières, et écrivain français Donatien Alphonse François de Sade, connu sous le nom de Marquis de Sade, auteur dont les récits mettent souvent en scène des relations sexuelles basées sur la souffrance et l’humiliation et une cérébralité sous jacente à destination de ses lecteurs.
Le sadisme a pour objet de faire souffrir (physiquement ou non) l’objet de son désir pour parvenir au plaisir.

MASOCHISME, vient du nom de Leopold von Sacher-Masoch, écrivain autrichien dont le roman « La Vénus à la fourrure » raconte une relation amoureuse devenant progressivement une relation de domination (vous avez peut être vu le film ou la pièce de théâtre…)
Il désigne celui aime ressentir la douleur et vivre la domination qui l’accompagne pour atteindre son plaisir.


LES PRATIQUES BDSM

Ces pratiques sont très larges et diversifiées mais elles doivent être avant tout basées sur le consentement. C’est le couple partenaire qui définit les jeux, les règles, les limites vis-à-vis de chaque pratique. Cela implique donc une grande communication réciproque et l’objectif final est avant tout le plaisir des deux partenaires, cela ne doit engendrer aucun préjudice physique ou moral pour les pratiquants ni aucune culpabilité.

Il y a autant de pratiques qu’il y a de couples, il n’y a pas de référence, de bonnes ou de mauvaises règles (hormis celles de la sécurité), de ce qui se fait ou de ce qui ne se fait pas..

Les possibilités de jeux sont innombrables et dépendent de la psychologie de chaque partenaire, de ses désirs de ses fantasmes, de ses attirances... Il y a beaucoup de cérébralité et cela peut créer une magnifique alchimie de grande intensité entre les partenaires.

Cela demande aussi de la préparation, de la réflexion et souvent une grande énergie physique et mentale et un don de soi de part et d’autre avec respect et bienveillance. C’est une relation, quand elle va se développer, qui va permettre une vétitable découverte psychologique  approfondie de l’autre et cela se construit sur une confiance extrême entre les personnes

Ces jeux permettent d’exacerber les sens, les fantasmes et génèrent des désirs sexuels de plus en plus intenses. Pour certains la douleur devient plaisir lorsque le corps s’engorge d’endorphines et ceux qui vivent ce type d’expérience sont toujours en quête de renouvellement tant le plaisir est intense. Autour de cette douleur il y a tout un travail technique et une approche psychologique pour que le corps produise les endorphines attendues.

Le plaisir principal est avant tout d’origine psychologique avec le développement d’une excitation très intense. Les attentes des uns et des autres peuvent être très différentes, certains aiment le masochisme et la recherche de la douleur est essentielle alors que d’autre ne voudront que d’un jeu purement psychologique, d’autre recherchent les contraintes physiques.. d’autres ont toutes ces attentes, totales ou partielles, combinées… certains ne pratiquent pas l’acte sexuel.

Les pratiques BDSM incluent aussi l’encordement avec les techniques du Shibari. Technique élevée au rang d’art par certains tant les figures réalisées peuvent être magnifiques et constituent un véritable spectacle pour le spectateur et un moment d’intensité pour l’encordé. Un jeu rempli d’érotisme et de sensualité.

Dans les pratiques BDSM il peut y avoir des extrêmes, un masochisme toujours insatisfait, l’envie d’esclavage pour une remise totale à l’autre. Ces pratiques demandent inévitablement une grande réflexion personnelle et un engagement très fort des partenaires. La dignité humaine ne doit jamais être foulée.

 

Des idées reçues… ?

 

Le BDSM est souvent associé à des idées reçues : perversité, violence, manipulation… Un regard extérieur non averti peu mal interpréter ces situations. Sur internet on trouve aussi des informations erronées et loin de la réalité et des pratiques courantes. Les faits divers alimentent aussi les idées reçues.

Il est certain que ces pratiques sont non conventionnelles, elles peuvent donc choquer mais chacun doit garder de la tolérance vis-à-vis de la sexualité des uns et des autres. Le BDSM pratiqué dans le consentement est une source de fort épanouissement, d’équilibre personnel et de bien être, comme toute sexualité bien assumée d’ailleurs, qu’elle soit conventionnelle ou pas. Les tabous et l’intolérance sont souvent source de jugements et d’incompréhension dont les pratiquants du BDSM sont souvent victime.

 

LES INSTRUMENTS

 

Les pratiques BDSM font appel très souvent (pas obligatoirement) à des instruments. Du martinet au fouet, en passant par les objets de contrainte, les griffes, couteaux, aiguilles ; les fireplays…mais aussi les plugs, roulettes, pinces, baillons, bandeaux, cires, glaçons, colliers, ventouses…

Ces objets peuvent faire peur par ce qu’ils représentent. Mais c’est cela aussi l’essence même du jeu cérébral qu’ils induisent et toutes les sensations fortes qui les accompagnent.

Vu de l’extérieur ces objets apparaissent comme source de violence alors que pour les pratiquants c’est une source d’excitation profonde dont l’usage est défini par les pratiquants.

Chaque instrument doit être utilisé en respect des règles de sécurité et d’hygiène et certaines pratiques nécessitent un apprentissage. Pour cette raison il est important de pouvoir échanger avec d’autres pratiquants.

 

LES JEUX

Les jeux sont très divers et en lien avec les fantasmes des partenaires. Certains utilisent des jeux de rôles, d’autres font référence à des animaux…. La variété des jeux n’a de limite que celles de l’imagination des partenaires.

On se retrouve généralement dans la situation ou l’un veut être dominé et l’autre veut dominer. On rencontre davantage d’hommes à vouloir être soumis que de femmes. Mais la relation Ds n’est pas une affaire de genre mais de partenaires qui se "trouventé". Le dominé va ressentir un plaisir et une excitation à recevoir des ordres, à ne pas avoir le choix, à ne pas pouvoir fuir… à avoir peur aussi. Il peut y avoir aussi le plaisir de l’exhibition, des humiliations verbales ou physiques, bien entendu tout cela est placé dans un contexte de jeu sexuel.

Le plaisir d’être attaché de ressentir de la douleur plus ou moins forte, des morsures, la chaleur de la cire, le contrôle absolu par l’autre et finalement vous ne rêver plus que d’une chose c’est d’être à ses pieds et de porter fièrement les marques des sévices.

Vous voulez expérimenter vos sensations, vos émotions… Tout cela fait partie des jeux dont le dominé s’en remet entièrement à son dominant pour qu’il joue ainsi selon les règles définies. Cela demande beaucoup de tolérance, de respect de compréhension.

Il est important de se connaitre, de découvrir aussi son évolution personnelle car le corps physique et psychologique évoluent en permanence. La découverte des émotions nous change. Dans ce type de jeu il ne faut pas brûler les étapes, il faut y aller progressivement, en douceur.. s’approprier doucement les sensations et les émotions, prendre le temps de les analyser et d’en faire retour à l’autre.. ainsi avancer en toute sécurité personnelle.

Pour le PLAISIR !

 

 

 Hermina